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Fabrication d'ailerons : la technique à Bolly |
Voilà venu le moment de se faire plaisir et donner une touche
perso supplémentaire à son futur missile !
On a
déjà vu ensemble la décoration de la planche et
une partie des diverses techniques possibles pour personnaliser sa
planche. C'est un peu pareil que pour les techniques de déco, il
y a plusieurs méthodes pour se fabriquer des dérives. Je
m'y suis risqué, mais uniquement pour des dérives de
longboard à insérer dans des box US comme sur quasi tous
les baobabs.
Certains fabricants utilisent de grands cadres dans lesquels fibre
et
résine sont superposés en couches successives pour former
une grand plaque de plusieurs dizaines de couches successives.
Après, un logiciel relié à une scie sauteuse
calcule et découpe un maximum de dérives sur la
totalité de la surface startifiée. Dans mon cas, ce sera
bien plus artisanal et une fois de plus avec les moyens du bord !!! Et
le moins cher possible ;-)
Plusieurs techniques concevables :
| 1 - dessiner un gabarit et
découper dans une planche de bois la
forme de la dérive, poncer dans la masse de chaque
côté pour arriver à une dérive en bois qui
sera stratifiée par la suite. Avantages : Inconvénients : |
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2 - on pourrait même
imaginer de le faire avec une âme en
mousse ployesther pris sur un déchet de pain de mousse lors du
shape
Avantages :
Inconvénients :
Avantages :
Inconvénients :
MA PREMIERE EXPERIENCE :
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La résine
polyesther n'adhère pas au
plastique. Par dessus, j'ai vissé un cadre de bois de ± 2
cm de section tout autour de la planche pour éviter que la
résine ne dégueule à chaque couche de
résine et de fibre. (photo 1) Mon cadre fini, j'ai trouvé un joli tissu tahitien (merci à la belle mère à PIOU !) rouge et blanc sur lequel j'ai dessiné le gabarit de la dérive désirée. |
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Là, tu peux prendre n'importe quel tissu (coton ou soie) ou un joli dessin sur papier de soie (voir rubrique DECORATION) ou même du végétal ou de l'animal (;-) mais séchés, secs de chez secs !!! (Photo 2)
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Après le délire, j'ai posé le gabarit de tissu au centre du cadre en bois et commencé à poser de façon successive résine - fibre - résine - fibre - résine - fibre... (résine polyesther et fibre grossière : 400 gr). C'est assez rapide, et laisse chaque fois 20 minutes entre les couches pour se désaltérer et nettoyer les outils avant de recommencer encore et encore c'est que le début d'acoord d'accord. Ne sachant pas combien de couches je devais mettre de chaque côté de l'âme en tissu, je me suis arrêté à 24 couches pour le premier côté. |
Ensuite j'ai dévissé le cadre en bois,
retiré la feuille de plastique qui s'est décollée
toute seule de cette première moitié de dérive.
J'ai remis une nouvelle feuille de plastique et revissé le cadre
en bois. Retourné et replacé la première
moitié dans le cadre pour recommencer la succession de couches
de fibre et de tissus... même scénario...
Au bout des 24 couches et un bon temps de séchage : binouze -
session de surf - binouze.....
On démoule le tout et on se retrouve avec une plaque de 48
couches de fibre et de résine.
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L'âme centrale faite de la "tranche" de tissus découpée selon la forme finale désirée va maintenant permettre de découper et retirer le surplus de matière qui entoure de chaque côté le joli petit tissu. J'ai utilisé une scie à métaux et une petite fraiseuse (style DREMMEL) pour découper grossièrement la future dérive et dégrossir le pourtour de la dérive en laissant un peu plus d'un demi-centimètre tout autour du tissu. | ![]() |
Après, c'est
là que commence la GALERE ! J'ai acheté de papier de
verre, du gros grain, très gros grain et avec la ponceuse
électrique j'ai commencé à poncer, poncer et
encore poncer de manière régulière et
symétrique pour enlever la matière et arriver à la
dérive quasi finale (moins le glaçage). Au final, il
reste plus d'un millimètre tout autour du tissu qui fait
l'âme centrale.
En me rapprochant de ma planche j'ai affiné la partie qui
s'encastre dans le box US en enlevant un peu de matière en plus
que nécessaire car le futur glaçage rajoutera un peu
d'épaisseur.
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Une fois satisfait de la forme donnée
à ta dérive, il ne me restait plus qu'à la glacer
et là c'est du régal car beaucoup plus facile que pour
une planche !!! j'ai suspendu la dérive par l'axe du pas de vis et préparé un petit mélange de glaçage légèrement boosté en durcisseur. Ensuite j'ai laissé couler le mélange de haut en bas en surveillant bien toute la surface et en m'assurant que la résine avait enduit et coulé sur toute la dérive. Un peu comme dans la pub pour le chocolat noir où l'on voit la jolie hélène laisser couler le doux et amer chocolat sur une magnifique poire... d'où le nom de la poire belle hélène !!! Enfin, ça c'était une parenthèse pour les gourmands !!! Hein Piou ??!! Une fois la résine solidifiée mais encore tendre, il suffit de tailler au cutter la petite stalactite qui se trouve à la pointe de la dérive.
Enfin, j'ai percé délicatement le petit
conduit pour y introduire la vis de fixation au box US. Quant à
l'axe qui se trouve à l'arrière de la dérive et
qui guide la dérive dans le rail du Box US, tu as le choix entre
démonter ton imprimante EPSON et découper l'axe en INOX
qui guide les crachoirs de l'imprimante (méthode PIOU :
idéale pour se faire assassiner par son collègue de
bureau ! ) ou utiliser la partie pleine d'une vis (style longue vis
à béton) qui setrouve entre le filetage et la croix de
vissage, c'est en général assez long et en INOX de
préférence. Et nous voilà fier comme Bar Tabac
avec une dérive unique au monde and selfmade !!! Y a plus
qu'à se jeter à l'eau et voir comment elle réagit
!!! Pour les premières dérives, n'ayant presqu'aucune
connaissance d'hydrodynamisme, j'ai opté pour la copie (un peu
comme pour le shape) de dérives mythiques
réalisées par des grands comme Takayama ou Gordon &
Smith... |
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